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Actualité

Plein Ouest - 09 Avril 2014

Le Grand Port Maritime élabore sa nouvelle stratégie

Maintenir les flux énergétiques, diversifier le trafic, développer les filières… Les défis qui attendent la gouvernance du Grand Port Maritime sont multiples. A la clé, obtenir un port performant tout en répondant aux attentes d’un territoire.

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Une stratégie qui doit concilier deux objectifs antagonistes

 

Le directoire du Grand Port Maritime planche sur le projet stratégique qui fixera le cap à l’horizon 2020. Les préconisations devraient être connues cet été et, après avis du Conseil Scientifique de l’estuaire de la Loire et de l’Autorité environnementale, elles devraient être validées - ou non - fin 2014 par le Conseil de Surveillance du Port.

Ce nouveau plan stratégique prendra la suite du premier projet adopté en juin 2009 qui couvrait la période 2010-2013 et prévoyait déjà le développement de la logistique intermodale et la création d'un terminal à conteneurs de dimension européenne.

« Ce premier projet reste en partie d’actualité, explique Jean-Pierre Chalus, président du directoire du Grand Port Maritime. Mais il existe un décalage entre les objectifs affichés et la réalisation. Plusieurs paramètres ont modifié la donne, dont la chute des importations de Gaz  (GNL) alors que le trafic était imaginé en hausse durable. A l’inverse, l’émergence rapide de la filière de l’éolien offshore, va accélérer certains investissements ».

Selon Francis Bertolotti, élu en 2010 président du Conseil de surveillance du port pour 5 ans, l’enjeu réside dans la conciliation de deux objectifs antagonistes : « Si nous mettons la casquette Bercy, on nous attend sur des résultats, des dividendes… Mais si nous coiffons la casquette d’aménageur, nous devons répondre aux attentes des habitants, des entreprises de l’agglomération, et participer au développement du territoire ».

Depuis 2008, une nouvelle gouvernance

 

« Si nous favorisons par exemple la filière des énergies maritimes renouvelables, cela va créer peu de trafic pour le port et donc peu de revenus pour nous. Mais en même temps, cela va consolider une nouvelle filière, générer de nombreux emplois - on parle d’un millier -, et contribuer à diminuer les importations d’hydrocarbures et donc participer au désendettement de la France », poursuit Francis Bertolotti.

« Le port doit être de plus en plus au service des territoires », confirme pour sa part Jean-Michel Maillet, président sortant du Conseil de Développement du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire et, par ailleurs, directeur du Terminal Méthanier de GDF (société Elengy).

Et en ce sens, la « nouvelle » gouvernance du port est plus armée que la précédente organisation, pour répondre à ces nouveaux enjeux sociétaux.

Depuis 2008, en effet, ce que l’on appelait encore le Port autonome est devenu le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire. Au-delà du changement de nom, c’est toute une nouvelle gouvernance qui a été mise en place. Ainsi qu’une nouvelle philosophie : 

« Auparavant, le port était dirigé par un conseil d’administration et une direction générale, développe Pascal Fréneau, directeur de cabinet et de la communication du port. Depuis la loi du 4 juillet 2008 sur la réforme portuaire, et son décret du 9 octobre, ce sont désormais un Conseil de Surveillance, un Directoire et un Conseil de développement qui gèrent ce qui est devenu le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire ».

La nuance est de taille car, désormais, l’établissement public de l'Etat est chargé de mettre en œuvre les politiques publiques d'aménagement et de développement durable, le tout en composant avec l'économie, l'emploi et l'environnement.

Désormais, la société civile représentée

 

Un Directoire (3 personnes) assure la direction. Il est responsable de la gestion et gère les actions « courantes » : entretien des accès maritimes, sécurité, sûreté…

A ses côtés, le conseil de surveillance (17 membres) prend les décisions stratégiques et regarde le budget.

Enfin,  le conseil de développement (30 membres) est une instance consultative représentative de la société civile : il est constitué par des directeurs de grandes entreprises énergétiques, des représentants des pilotes de la Loire, des représentants du personnel, des collectivités territoriales, de la ligue pour la protection des oiseaux, d’association d’environnement, etc. « La force du Conseil de développement est de réunir tous les représentants de la société civile, explique Jean-Michel Maillet, élu président de ce conseil en 2009 et pour une durée de 5 ans. C’est à la fois un lieu de partage et de débat. Tout le monde détient une partie de la vérité,  mais chacun regarde avec ses propres lunettes. Ces échanges ont permis  à tous d’écouter les autres dans leurs problématiques et au final de mieux nous comprendre ».
Une compréhension mutuelle qui sera très utile pour l’adoption de la nouvelle stratégie, attendue fin 2014, et où il sera forcément question de, développement des trafics conteneur, vraquier  et roulier (avec notamment les autoroutes de la mer), d’implication dans les Energies Marines Renouvelables (EMR), et de maintien des flux liés aux énergies fossiles. A suivre donc…

 

 

DSM Plein Ouest

Photos © Nantes Saint-Nazaire port André Bocquel et DSM


 

 

 

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