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Communiqué de presse

Conjoncture 2019 : Un bon cru pour la machine économique en Loire-Atlantique

Économie - 12 Février 2020

Conjoncture 2019 : un bon cru économique en Loire-Atlantique

La dynamique économique s'est confirmée en Loire-Atlantique au second semestre 2019 , à la clé un bon bilan pour les chefs d'entreprises du territoire, malgré des difficultés de recrutement qui perdurent.

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Un bon bilan économique 2019 en Loire-Atlantique

 

La CCI Nantes St-Nazaire a mené son enquête de conjoncture auprès de 1343 entreprises représentatives du tissu économique de Loire-Atlantique entre le 6 et le 20 janvier. Le net rebond d’optimisme enregistré en juin dernier chez les chefs d’entreprises du département s’est confirmé au second semestre 2019 et reste surtout à un haut niveau en ce début d’année 2020. A la clé, un bon bilan économique 2019 en Loire-Atlantique, les entreprises du territoire ayant créé 9500 emplois entre octobre 2018 et septembre 2019, avec une poussée notable de l’emploi industriel. 

Une confiance retrouvée

Après le coup de mou prononcé au second semestre 2018 qui avait amené les chefs d’entreprises de Loire-Atlantique à douter de l’avenir en janvier 2019, leur moral, qui s’était nettement redressé dès juin 2019, reste à un haut niveau en début 2020. 

Cette dynamique s’est concrétisée en termes d’emplois puisque, tous secteurs d’activités confondus, les entreprises de Loire-Atlantique ont créé 9.500 emplois (Sequoia-Acoss) entre octobre 2018 et septembre 2019, avec une forte poussée de l’emploi industriel (+ 2.200 postes), le territoire ayant ainsi contribué sur cette période à 13,3 % des 16.500 emplois industriels créés en France !

Ce dynamisme qui ne dément pas, s’inscrit dans un contexte national qui reprend des couleurs, la France n’ayant plus créé autant d’emplois depuis plus de 10 ans, dans le sillage notamment du CICE transformé en baisse des charges, mais également grâce à une industrie qui se modernise et redevient compétitive à l’international, en partie du fait que les rémunérations du travail en Allemagne et en France sont de plus en plus proches.

Soldes d’opinion  

Les histogrammes représentent la différence entre les réponses « En hausse » et « En baisse » et la courbe représente les réponses « Stable ».

A noter : 

  • Les entreprises ont été plus nombreuses qu’attendues à voir leur chiffre d’affaire augmenter au cours du second semestre et les perspectives sont encourageantes pour le début 2020.
  • La dynamique d’investissement paraît faible mais les réalités sont différentes selon les secteurs. 
  • La croissance des effectifs permanents constatés dans les statistiques se lit également dans les résultats de l’enquête. Tout en restant à un haut niveau, le travail temporaire est lui en retrait.
  • Les entreprises connaissant des tensions sur leur trésorerie sont de moins en moins nombreuses enquête après en enquête, malgré une amélioration lente. 
  • En matière de marges, les situations diffèrent selon les secteurs d’activités et sont impactées par les résultats du commerce de détail, en particulier sur la ville de Nantes. 

Toujours des difficultés de recrutement

41% des entreprises du territoire déclarent avoir des difficultés à recruter. Le manque de candidats apparaît toujours comme la principale cause des difficultés de recrutement notées par les chefs d’entreprises. 

Dans ce contexte, l’enjeu pour les entreprises est d’être les plus attractives possible auprès des personnes en recherche d’emploi, ce qui bouleverse leurs stratégies RH.

Léger recul des tensions sur la situation financière des entreprises

Un quart des entreprises se déclarent encore dans une situation très préoccupante ou préoccupante, mais elles sont nettement moins nombreuses qu’en juin dernier à s’attendre à une amélioration dans le semestre en cours (55% contre 68% en juin). Les deux tiers des entreprises en proie à des préoccupations financières ne s’attendant pas à une amélioration rapide sont issues de secteurs du commerce de détail et des services aux particuliers. 

A noter que 26% des entreprises ont financé des investissements au cours des 6 derniers mois (tendance stable). Leurs financements sont davantage issus d’un mix fonds propres/emprunt que lors de l’enquête précédente. 

Zoom par secteur d’activité 

Industrie : le second semestre 2019 s’est révélé un peu inférieur aux attentes exprimées en juin mais les perspectives à 6 mois restent encourageantes. La tendance en matière d’effectifs reste haussière mais un recul du recours à l’intérim et aux contrats courts est observé sur la fin 2019 et devrait se poursuivre à court terme. 

Les anticipations sur l’amélioration des trésoreries se révèlent déçues depuis plusieurs enquêtes. Si 25% des entreprises industrielles ont connu une orientation à la baisse de leur marge au second semestre, ce chiffre est néanmoins l’un des plus bas enregistré depuis 2012. 

En matière de carnets de commandes, la situation est contrastée selon la taille des entreprises, les plus grandes ayant été plus nombreuses à engranger des commandes au cours du dernier semestre 2019 par rapport aux plus petites, mais les anticipations sont meilleures pour ces dernières. 

 

BTP : La bonne santé du secteur ne se dément pas et la séquence électorale en cours ne devrait avoir que peu d’incidences sur le niveau des affaires, les inquiétudes sur ce point étant nettement inférieures à celles enregistrées en 2014. 

Les carnets de commandes sont bien remplis, les marges ont repris des couleurs et les trésoreries sont plutôt favorables. En revanche, la problématique du recrutement demeure et freine certaines entreprises dans leur potentiel développement. 

 

Commerce de gros : Le climat est jugé serein dans le secteur du commerce interentreprises et les anticipations pour la premier semestre 2020 sont bien orientées. Le secteur recrute, moins difficilement d’ailleurs que dans l’industrie et le BTP. 

Les trésoreries se sont nettement améliorées depuis l’enquête de juin dernier et les marges semblent connaître une légère amélioration.

 

Services aux entreprises : Le secteur continue d’afficher de belles performances et les perspectives restent bonnes pour le semestre en cours. Un bémol : le pourcentage d’entreprises ayant connu une baisse de CA au cours du second semestre se situe à un niveau assez haut. De même, la période de tension sur les marges, notable depuis la mi-2019, est encore en cours, certaines entreprises pointant du doigt des négociations assez tendues sur les prix. 

Le secteur continue à recruter en rencontrant moins de difficultés que le TBP ou l’industrie. Ainsi, 35% des entreprises « seulement » estiment les recrutements difficiles contre 61% et 57% dans les deux autres secteurs.

 

Commerce de détail et services aux particuliers : Malgré la nouvelle vague de mouvements sociaux, le second semestre 2019 a été un peu meilleur que celui de 2018 et termes de volume d’affaires et un regain d’activité est attendu dans les prochains mois. 

Pour autant, l’ambiance reste morose pour le secteur et la plupart des indicateurs restent mal orientés. 

Les situations diffèrent selon la géographie est les activités. L’effet des manifestations liées aux grèves est surtout sensible dans le centre-ville de Nantes où les professionnels de l’équipement de la personne paraissent les plus affectés. 

Quelles tendances pour 2020 ? 

Facteurs d’optimisme :

  • La conjoncture favorable, la demande croissante et les carnets de commandes.
  • La dynamique territoriale et le niveau des investissements.
  • L’activité du bâtiment en rénovation est forte et ne faiblit pas.
  • Les élections municipales avec une dynamique écolo-responsable.
  • Des taux d’intérêts au plus bas.
  • Plusieurs projets de génie civil à venir (Grand paris, éolien off-shore, etc.).
  • Le développement de l’Ile de Nantes qui accueille de belles start-up.

 

Facteurs de pessimisme :

  • Un climat social délétère qui pourrait impacter l’activité des entreprises.
  • Le contexte géopolitique européen et mondial instable.
  • Les difficultés de recrutement, notamment pour la main d’œuvre qualifiée.
  • Les difficultés à trouver de la capacité de sous-traitance performante.
  • Les élections municipales qui vont impacter les commandes.
  • La mauvaise concurrence des GAFA.
  • La trésorerie, les retards de paiement, voire des impayés.
  • Les difficultés à trouver des locaux artisanaux sur le Sud-Loire de Nantes.
  • La stagnation/récession allemande, notamment du marché automobile.

 

 

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